Les vagues brisent les digues
Ce n'est pas un rêve, plus rien ne protège
Mère Nature récolte la chaire humaine.
Aucun jour ne ressemble à celui-ci
Tout un chacun le sait, tout le monde se tait
L'homme combat bravement l'animal
Et sait cependant que la victoire ne sera pas sienne.
Les enfants sont tirés de leurs rêves
La grâce de Mère Nature glace le sang
La tempête fait rage, les vagues se brisent
Le monde renaît aujourd'hui
La guerre pleure de toutes les bouches
Les larmes embrassent sitôt la terre
Le monde défile en une nuit
Le jour a été détruit dans son sommeil.
Les villes sont innondées
Une foule de morts dérive dans la mer
Des corps froids aux membres raidis
Les pires cauchemars deviennent réalité.
La mer brise la matière des digues
Cachant le sens de la vie
Je m'éveille tranquillement dans mon royaume
Etant donné que je suis le Feu de la création
La nuit tombe sur nous
Le Soleil se brise en deux
La grâce de l'univers nous envoie une faveur
Et lèche la chaire libre de péchés.
Nulle mer de flammes n'étouffe l'être
Nul vent ne brise la matière
De la vieplus douce que le plus pur des vins
Détruit la fierté de tous les hommes
Une lueur naît au loin
Chaque homme n'était-il qu'une action
L'espoir est l'ami dans cette lumière
Cependant l'obscurité mène la justice
Les feuilles tombent raides
Et les passants défilent calmement
Le ciel fond sur notre monde
Ce rêve est bien réel
Et s'engouffre dans les plaies
Jusqu'à ce que de la chaire morte tombe du ciel.
Les derniers cris sont faibles
Le souffle brise même sa lumière
Sur la peau froide prospèrent les fleurs
Qui se brisaient dans les mains humaines
Vous êtes les graines que j'ai semé
Epines diformes
Vous êtes les enfants dont j'ai fait fi
Mon coeur, il fait froid...
"Nous ne voyions rien, nous ne ressentions rien???"
Seule la lumière offre miséricorde
Tant qu'on honore le coeur
Et la Nature nourrit avec amour.
Tout est absent lors de cet examen
Le Soleil, véritable ornement, meurt
La grâce s'exerce pendant des siècles
Jour après jours, elle s'élève.
Mais en se penchant sur sa fierté
Il ne voit rien, qu'elle brise
Dans le silence, il regarde à la ronde
Il se tait dans le silence pendant des heures et des heures.
Il refuse de se voir dans le néant
Et d'avouer l'erreur qui fut sienne.



